Baltimore, dans le Maryland, faisant partie de la Mégalopole américaine, est une ville réputée pour son taux de criminalité 3 fois supérieur à la moyenne des USA. elle abrite plus de 600 000 habitants

Origine de la série : Américaine (HBO)
Épisodes : 60 pour les 5 saison
Statut : Achevée en 2008
Créateur : David Simon & Ed Burns
Genre : Policier
Date de diffusion : Première diffusion aux USA le 2 juin 2002
Première diffusion en France le 8 Janvier 2004
Public : Tout public

La série suit le travail d’une unité de la police de Baltimore qui traite des enquêtes de grande envergure. Chacune des saison suit une des enquêtes de grande envergure. Les enquêtes généralement basées sur les filatures, les écoutes téléphonique et les planques.

La saison 1 se concentre sur les trafics de drogue dans les rues, la seconde s’intéresse aux trafics ayant lieux dans le port de Baltimore, la suivante s’intéresse à nouveau au trafic de drogue et s’intéresse aux magouilles politiques de la ville, la saison 4 elle se focalise à la politique américaine défaillante d’éducation et enfin la saison 5 s’intéresse aux médias de la ville.

Dans une série policière classique, l’épisode s’ouvre sur un meurtre et se finit quand les gentils policiers ont mis hors d’état de nuire les méchants en 40 minutes avec leur flaire ou avec les moyens scientifiques. Dans The Wire, pas de ça les enquêtes sont longues et s’étalent sur toute la saison et on est loin du manichéisme d’autres séries, les enquêteurs trichent parfois, voire tentent de prendre leur part dans les sommes parfois colossales qui circulent devant eux, la hiérarchie essaye de les empêcher de s’intéresser de trop prés aux politiciens qui les ont nommés. Quant aux « méchants » de la série, ils ne sont pas de féroces requins juste attirés par l’appât du gain, ils sont humains, certains n’ont pas trouvé d’autres moyen de s’en sortir, certain n’ont connu que ça, d’autres font ça effectivement par appât du gain.

Les enquêtes en elle même permettent en fait de découvrir une ville, pas forcément sous son meilleur jour (on sent que la série n’est pas soutenue par l’office du tourisme local) cherchent à réaliser une fresque de Baltimore vue par ses habitants et de la violence et de ses raisons aux USA.

Une partie de l’alchimie de la série repose aussi sur les personnages tant les personnages principaux que les personnages secondaires tous d’une profondeur remarquable. Petit aperçu :

Russell « Stringer » Bell : chef d’un réseau de vente de drogue sur l’ouest de la ville, il prend des cours d’économie pour mieux vendre sa dope et se fait appeler « président » par ses sous fifres. L’essentiel de ses revenus est investit dans l’immobilier ou lui sert à s’acheter des soutiens politiques.

Jim Mc Nulty : inspecteur de police tenace et pugnace prêt à tout pour faire avancer les enquêtes. Considéré comme un le pire chieur de la police de Baltimore. Il ne lâche jamais une enquête quitte à se brouiller avec tous ses supérieurs dans ses différentes unités successives. Il s’est illustré dans l’unité anti crime de Daniels. Après un mariage houleux, il divorce avant de vivre Beatrice Russel, qui travaille à la police portuaire et qui a travaillé à l’unité anti crime lors de l’enquête sur le port.

« Bubbles » ancien accroc à l’héroine, homme paumé sans emploi ni argent il arpente les rues toujours à l’affut de moyens de se faire un peu de fric. C’est un bon indic pour Kima. C’est le personnage le plus attachant de la série.

Franch Sobotka : Il dirige le syndicat des dockers de Baltimore et ses sert de cette position pour mettre sur pied une véritable organisation de vols qui lui permet de financer une campagne pour obtenir le financement nécessaire à l’extension du port et ainsi garantir l’emploi de ses collègues.

Cedric Daniels dirige l’unité anti criminalité qui sert de piveau à la série. Il aprécie ce poste car il sent qu’il peut changer les choses mais il sais aussi que le commandement de cette unité ne l’aidera pas à progresser dans la hiérarchie et à prendre du gallon. Il finira par prendre du gallon, grâce à son efficacité.

Proposition Joe dirige l’un des réseaux de drogue de l’est de la ville, lassé des conflits entre bande rivales, il va regrouper les différents réseaux de drogue pour les structurer, empêcher les guerre entre les clans et surtout s’entraider.

Omar Devon Little est un indépendant, il ne touche pas au trafic de drogue, et est devenu le pire ennemi des tous les trafiquants dont il veut nettoyer les rues par vengeance suite à la mort de son amant. Il est responsable notamment de la mort de Stringer Bell. Il finira par se ranger un peu en acceptant de ne plus tuer, mais continuera à harceler les trafiquants à commencer par Marlaw.

Thomas J Carcetti est un homme politique influent de Baltimore, d’abord conseiller à la sécurité, il se présentera comme maire lorsqu’il lui paraitra évident que Clarence Royce l’actuel maire ne veut pas régler l’insécurité. Une fois devenu maire il mettra tout en œuvre pour faire de Baltimore une meilleure ville.

Lester Freamon est un inspecteur de la police de Baltimore qui a travaillé dans l’unité anti criminalité de Daniels, comme Mc Nulty. Souvent à s’occuper des écoutes avec l’officier Prezbilivsky, ses 20 ans d’expérience lui seront particulièrement utile notamment pour casser le code utilisé par les hommes de Stringer Bell avec les bippeurs et les cabines téléphoniques.

Les politiques et les hauts fonctionnaires de la police discutent pour savoir si il faut faire baisser la criminalité de 2,3 ou de 2,5%, les trafiquants peaufinent leurs tactiques, les policiers mettent des écoutes et au milieu une population voit les jours passer et les trafics continuer, les meurtres sont toujours aussi nombreux et rien ne change.

Télérama avait parlé d’une série qui pouvait sauver l’Amerique, je crois que c’est tout à fait le cas la série nous montre l’envers du rêve américain, d’une façon crue mais complétement sans frivolités, sans apitoiement et sans manichéisme mais avec un grand réalisme.

Lorsque David Simon a écrit son livre « The corner », il voulait dénoncer une situation qu’il voyait depuis trop longtemps par son travail de journaliste mais par ses actions en tant que bénévole et aussi compenser un retraite un peu mince. Mais l’adaptation faite par HBO à laquelle il a participé lui a permis de donner un écho à tout ce qu’il voulait montrer et ainsi pouvoir tout faire changer à Baltimore mais aussi aux USA.

The wire est un formidable témoignage dur la vie de cette ville voisine de New York et de Washington mais oubliée par le gouvernement et par les américains.

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